Chapitre 11 - Des prisonniers pas comme les autres

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Chapitre 11 - Des prisonniers pas comme les autres

Message  Schlangan le Lun 23 Juil 2012 - 4:12

Schlangan et le rat discutaient calmement dans la base, en attendant le retour des quatre soldats qui faisaient visiter Antoine et Mathias. Ceux-ci revinrent quelques minutes plus tard.

Schlangan : Bien, vous revoilà. Alors, cette visite ?
Mathias : Je ne pensais pas trouver une bibliothèque ici, chose plutôt surprenante par rapport à l'esprit primitif qui a su s'afficher...
Schlangan : URUSEI ! Il va falloir que je m'habitue à te couper la parole plus tôt que ça.
Antoine : C'est une base intéressante en tout cas.
Le rat : Bien. Donc je vais vous les laisser, je repasserai pour fêter le nouvel an. Il serait bien que les décorations survivent jusque là.
Schlangan : On essaierai. A la prochaine, rentre bien. Et arrête de me vouvoyer, ça me fatigue.
Le rat : Je prends note.

Et ainsi, le rat repartit à bord de son croiseur jaune, laissant Antoine et Mathias à la base. Schlangan indiqua aux deux leurs chambres, les laissant choisir leur façon de décorer. Puis, Schlangan se rendit à son bureau et commença quelques recherches à propos de l'alliance Samouraï et de ce mystérieux rat. Alors qu'il était plongé dans ses réflexions, il reçut un appel.

Schlangan : Allô ?
Shlen : C'est Shlen, je viens de voir ton message à propos de cet allié inattendu.
Schlangan : Ouais.
Shlen : Tu as fait des recherches sur lui ? Savoir s'il est fiable.
Schlangan : Par rapport aux rapports de combat récupérés, sa puissance militaire seule pourrait nous écraser tous.
Shlen : Pardon ?!
Schlangan : Ouais. Donc effectivement, ça fait de lui un allié de poids. Tant qu'il reste notre allié.
Shlen : Tu crains une trahison ?
Schlangan : Je n'en sais rien, c'est trop soudain. Il a laissé deux de ses hommes pour travailler avec moi, mais je les tiens sous surveillance, on ne sait pas ce qu'il a réellement en tête.
Shlen : Hmmm... Que veux-tu dire par là ?
Schlangan : Tu sais très bien que je peux régler tout problème "à la main". Ces deux là sont peut-être là pour m'espionner, ou pour traficoter des choses pas nettes.
Shlen : Je vois ce que tu veux dire.
Schlangan : Je vais continuer mes recherches. La chose la plus étrange dans tout cela, est que "le rat" n'est apparu que récemment dans l'univers. Or, je ne crois pas que les Samouraï aient recruté du monde ces temps-ci. C'est plutôt bizarre.
Shlen : C'est peut-être quelqu'un qui a changé de nom.
Schlangan : Ouais, et je compte bien le trouver. Car il y a une autre chose qui me chiffonne.
Shlen : Quoi donc ?
Schlangan : Pourquoi est-il venu nous voir spécifiquement ? Ça aussi c'est étrange.
Shlen : C'est vrai. Je vais chercher de mon côté, je te dirai si je trouve quelque chose.
Schlangan : Très bien merci. Je te tiens au courant dès que j'en sais plus. A plus tard.

Schlangan reprit donc ses recherches. En essayant de recouper les archives des combats de l'univers. Il y passa facilement la nuit, pour finalement s'assoupir un moment. Et c'est à ce moment que l'on frappa à la porte.

Schlangan : Hmmm... Entrez !
Soldat #1 : Désolé de vous déranger, chef, mais c'est urgent.
Schlangan : Quoi ? Qu'est-ce qui se passe ?
Soldat #1 : Antoine et Mathias semblent en désaccord avec les prisons situées dans la base.
Schlangan : En désaccord avec une prison ? Ça veut dire quoi ça ? Bref, dis leur que je suis occupé, je verrai ça avec eux tout à l'heure.
Soldat #1 : A vos ordres.

Et Soldat #1 repartit. Schlangan, maintenant réveillé, reprit ses recherches. Quelques heures plus tard, il finit enfin par comprendre le chaînon manquant et appela Shlen.

Shlen : Ici Shlen.
Schlangan : C'est Schlangan. C'est bon, je sais qui est notre mystérieux rat.
Shlen : Ah, et donc ?
Schlangan : Tu ne le connais pas, mais je l'ai rencontré à la réunion inter-alliances qui s'était déroulée je ne sais plus quand.
Shlen : Et ?
Schlangan : Il est fiable. Toutefois, je reste prudent avec les deux qu'il a posé, car il est difficile de savoir ce qu'il a en tête. Ce ne sera sûrement pas une menace pour l'alliance, mais bon.
Shlen : Ok, merci.

Schlangan s'offrit un peu de repos, et une fois l'après-midi venu, le rat revint avec son croiseur jaune. Celui-ci était habillé comme un jour de fête, avec une cape verte foncée, et un sabre flambant neuf. Schlangan le rejoignit à son arrivée.

Schlangan : Je sais qu'on est la veille du nouvel an, mais c'est pas forcément d'être tout beau tout neuf.
Le rat : Bonjour, je te signale que nous ne sommes pas le neuf aujourd'hui, mais le 31.
Schlangan : Peut-être bien. Devrais-je dire que je suis rat-vi de te voir là.
Le rat : Et pourquoi donc ?
Schlangan : A bien y réfléchir, tu me rappelles quelqu'un.
Le rat : Qui donc ?
Schlangan : Un certain Dreethero.
Le rat : Je ne connais pas. Un ami proche ?
Schlangan : Ne fais pas l'innocent. Avec tous les recoupements faits, ça ne peut être que toi.
Le rat : Je ne vois pas de quoi tu veux parler. Je n'en ai même jamais entendu parler. Ce Dreethero n'existe sans doute pas, ou plus.
Schlangan : Allons bon. Admettons, mais je sais maintenant que je peux te faire confiance, ce dont je n'étais pas convaincu plus tôt.
Le rat : Quelle joie. Mais vraiment, je suis le rat, pas ce Dreethero.
Schlangan : J'ai bien compris.
Le rat : Bien, je suis venu fêter l'an ici comme prévu. Comment se portent les hommes que je t'ai laissé ?
Schlangan : Et bien, a priori, tout va bien.
Le rat : A priori ?
Schlangan : Je n'ai rien qui prouve que quelque chose se passe mal. Tiens d'ailleurs j'ai l'impression d'avoir oublié quelque chose à leur propos, mais quoi...

Les quatre soldats arrivèrent alors dans la pièce où se trouvaient Schlangan et le rat. Ceux-ci se mirent aux garde à vous.

Schlangan : C'est à quel sujet ?
Soldat #3 : Désolé de vous interrompre, monsieur, mais nous devons vous informer qu'Antoine et Mathias sont partis appliquer leur idée.
Schlangan : Leur idée ? Quelle idée ?
Soldat #1 : Ce dont je vous ai parlé ce matin, chef.
Schlangan : Parfait, c'est exactement ce sur quoi je n'arrive pas à mettre le doigt. C'était quoi ?
Soldat #1 : Leur désaccord avec les prisons.
Schlangan : Ah oui, d'ailleurs, comment peut-on être en désaccord avec une prison ? Je ne crois pas qu'elle puisse exprimer une opinion.
Soldat #1 : Vous ne comprenez pas, chef.
Schlangan : Effectivement, donc j'aimerai une explication un peu plus claire.
Le rat : Ah oui, c'est vrai, j'avais oublié. Ils sont contre les restrictions de la liberté humaine.
Schlangan : Ah. Donc ils veulent manifester contre la prison.
Soldat #2 : Pas tout à fait, commandant. Ils sont partis libérer deux prisonniers.
Schlangan : Ah. Lesquels ?
Soldat #3 : Noms de code M#13 et V#666.
Schlangan : NANI ?! Pourquoi ces deux-là ?
Soldat #4 : Ils disent que ceux sont des amis à eux, et qu'ils ne voient pas de raison valable à leur emprisonnement.
Schlangan : Je vois. Heureusement que vous êtes là pour les arrêter.
Soldat #4 : Tout à fait, patron.
Schlangan : Alors dépêchez-vous d'y ALLER ! Imbéciles !
Soldats : A vos ordres.

Et les soldats s'empressèrent de courir vers la prison pour empêcher la libération des prisonniers en question, ce qui ne manqua pas d'étonner le rat.

Le rat : 13 et 666 ? Ça fait beaucoup de monde dans une prison.
Schlangan : Pas tout à fait. Avant il y avait beaucoup de monde, mais j'ai détruit une bonne partie des prisons, il ne reste qu'une aile, des numéros 11,12,13, etc. et 111,222,333 etc.
Le rat : Drôle de logique.
Schlangan : On doit ça au précédent dirigeant de la planète. Au fait, tes deux hommes sont un peu des électrons libres, non ?
Le rat : Et bien, ils sont fiables, mais...
Schlangan : Mais ?
Le rat : Disons qu'ils font tout "à leur manière".
Schlangan : Ça promet, et où les as-tu récupéré ?
Le rat : Ce sont deux anciens ennemis que j'ai battu, et qui me suivent partout depuis. Le seul moyen que j'ai trouvé pour m'en débarrasser est de te les laisser.
Schlangan : Sympa. Tu les a piochés où ?
Le rat : Sur une île déserte.
Schlangan : Une île déserte ? Tiens, ça me rappelle quelque chose, mais quoi ?
Le rat : Sinon qu'en est-il de tes prisonniers ?
Schlangan : Ils sont très particuliers. L'un est une machine à tuer à aura noire, et l'autre est un dormeur professionnel.
Le rat : Je ne comprends pas tout.
Schlangan : C'est assez compliqué.

A ce moment, les quatre soldats revinrent, mais sans Antoine et Mathias.

Schlangan : Ah vous revoilà. Et qu'en est-il ?
Soldat #1 : Les deux prisonniers sont libérés, chef.
Schlangan : NANI ?! Mais c'est de la trahison !
Soldat #3 : Négatif, monsieur. Il s'est avéré que nous n'avions plus aucun motif valable pour maintenir leur emprisonnement.
Schlangan : Pardon ? Avoir tenté de me tuer, ce n'est pas un motif valable ?
Soldat #3 : Considérant le cas particulier de M#13, nous pouvons attribuer ceci à un accès de folie, et donc une peine réduite.
Schlangan : Depuis quand tu es en mesure de me sortir ces textes juridiques établis ?
Soldat #3 : Mathias nous a énoncé la règle.
Schlangan : Ah.
Soldat #4 : Et en considérant que cela fait six mois qu'ils sont en prison, leur peine a été accomplie.
Schlangan : Soit. Vous ne viendrez pas vous plaindre des dommages subis. Allons voir ces prisonniers.

Schlangan, le rat et les quatre soldats se rendirent donc devant les prisons, où Antoine et Mathias avaient effectivement libéré deux prisonniers. Le premier était un homme aux cheveux noirs coupés en carré, avec un épi et deux longues mèches. Il portait un T-shirt noir, une veste bleue et un jean bleu, ainsi que des bottes. Le second était petit, à peine 1m55, avait les cheveux roux, un T-shirt bleu sur lequel était inscrit "Voice", et un pantacourt jaune, avec une paire de baskets aux pieds.

Schlangan : Bien, je vous présente donc les prisonniers. Le petit est Voice, et l'autre s'appelle Michaël.
Le rat : Voice ? Il entend des voix ?
Schlangan : Non, c'est ce qu'il y a de marqué sur son T-shirt, donc je l'appelle comme ça. J'ignore son nom. Alors vous deux, ça va ?
Michaël : Et bien, ça fait du bien de se dégourdir un peu les jambes.
Schlangan : Compréhensible. Et toi, Voice ?
Voice : Et bien je...

Voice s'endormit alors soudainement, sans même poursuivre sa phrase.

Le rat : Narcolepsie ?
Schlangan : Nan, à ce niveau là, on a dépassé la narcolepsie. Il s’endort dans n'importe quelle situation.
Le rat : Ça ne doit pas le rendre très dangereux.
Schlangan : Parle pour toi. Il accompagnait Michaël après l'incident, et j'ai failli me blesser en le rattrapant pour l'empêcher de tomber d'une falaise.
Le rat : Quelle idée d'essayer de le sauver.
Schlangan : Hey ! Il aurait sali mon vaisseau.
Le rat : Tu sais que ça peut se nettoyer. Ça ne vaut peut être pas la peine de mourir pour ça.
Schlangan : Mouais.
Michaël : Dites, maintenant que je suis libre, est-ce que je pourrais manger quelque chose ? J'ai faim.
Le rat : Quel duo original, une marmotte et un ogre, pas trop dangereux.
Schlangan : Attends un peu de voir la suite. Bon, maintenant, Mathias et Antoine, vous dites que vous connaissez ces deux-là ?
Antoine : Oui, bien sûr.
Mathias : Et d'ailleurs vous devriez vous aussi savoir que nous les connaissons car nous les avons rencontré sur une île déserte qui...
Schlangan : URUSEI ! Non, attend, île déserte ! C'est ça !
Le rat : Quoi donc ?
Schlangan : Mais oui, ça me revient ! Avant de capturer ces deux là sur une planète, je les avais déjà rencontrés, sur une île déserte !
Le rat : Ah bon ?
Schlangan : Oui, c'est ça. Je revenais de... d'un long voyage, et je n'avais rien à manger. Et Michaël et Voice se trouvaient sur une île déserte, et il y avait également Antoine et Mathias. Une île avec un avion crashé et des bandits qui traînaient par là ! Ça me revient. Donc je vous avais déjà rencontrés.
Antoine : En effet.

Schlangan se mit à réfléchir un court instant, puis sembla prendre une décision.

Schlangan : Bon, admettons. Je vais laisser ces deux-là libres. Mais ensuite, que vont-ils faire ?
Antoine : Sachant que nous devons travailler ici maintenant, ils pourraient pareil.
Voice : Zzzz... Tant que je peux dormir... Zzzz...
Schlangan : Ce qui ne change pas trop sa situation. Et toi, Michaël ?
Michaël : Je ne sais pas trop. Par contre, je sais que j'ai faim !
Schlangan : Allons bon. De toute façon vu la récente inutilité de quatre personnes que je ne nommerai pas..
Le rat : Ouais, tu pourrais les démettre de leur fonction.
Schlangan : C'est à envisager.
Michaël : J'ai faim... j'ai faim... j'ai FAIM ! WOOOOOOOOOHHHHHH !
Le rat : A peu de choses près, il imiterait le hurlement d'un loup.
Schlangan : C'est un peu différent, regarde bien.

Des éclairs noirs commencèrent à se former autour du corps de Michaël, et une aura noire se forma peu à peu autour de lui.

Le rat : C'est quoi c't'histoire ?
Schlangan : Quand Michaël a trop faim, cette aura noire se forme autour de lui, et il devient une machine à tuer qui attaque tout ce qui est en face de lui, jusqu'à ce qu'il trouve à manger.
Le rat : C'est pas clair ton truc.
Schlangan : Effectivement, c'est une aura noire, donc c'est pas clair.
Mathias : Le degré d'énergie négative est en hausse continue, ce qui augmente l'opposition face à...
Schlangan : URUSEI. Je comprends pas ce charabia.
Le rat : La flemme de répéter ce que vient de dire le serpent.
Schlangan : Du coup tu as fait une phrase encore plus longue.
Le rat : Ah bon ?
Soldat #1 : Je confirme.
Le rat : Flûte. Et donc, monsieur le pseudo loup aura noire est dangereux ?
Schlangan : De mémoire, le rat se fait bouffer par le loup.
Le rat : Oui, si le rat en question ne possède pas un sabre.
Schlangan : Bon, c'est pas tout ça, il faut qu'on nous téléporte, sinon la base va encore en prendre un coup, et donc les décorations avec.
Le rat : Ce serait problématique, en effet.

Schlangan utilisa un communicateur à proximité pour demander une téléportation hors de la base. Mais au moment de la téléportation, l'aura noire interféra, si bien que les personnes présentes furent téléportées ailleurs.

Schlangan : On est où là ?
Antoine : Aucune idée.
Soldat #3 : Je pense que nous sommes à plusieurs planètes de notre point de départ.
Schlangan : Nani ? Mais le téléporteur n'est pas aussi puissant.
Mathias : L'aura noire gravitant autour de Michaël a apporté un flux d'énergie supplémentaire qui a été converti en distance de téléportation pour éviter la surcharge et l'explosion de la machine, et..
Schlangan : URUSEI ! Essaie de mettre des points entre tes mots de temps en temps !
Le rat : Et que fait-on maintenant ?
Schlangan : Et bien, il va falloir traiter avec notre machine à tuer.
Voice : Zzzz...
Le rat : Et il dort toujours.
Schlangan : Oui, je te présente les deux prisonniers les plus bizarres que ma base avait à disposition.
Michaël : WOOOOOH... Manger...
Schlangan : Ouais. On va s'amuser.


Suite au prochain chapitre.

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