Chapitre 012 - Les démons de Brasov

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Chapitre 012 - Les démons de Brasov

Message  Schlangan le Jeu 19 Mar 2015 - 13:20

Sur la planète Brasov, l'étrange homme qui venait de faire son discours sur les démons était parti s'asseoir dans un coin pour manger. Comme Schlangan était intrigué, il décida d'aller lui parler. Pour ne pas trop éveiller les soupçons, Lauréline et Kimmy restèrent à table, tandis que Schlangan se dirigea au bar. Il prit à boire et alla voir l'individu.

Schlangan : Allez, buvez ! C'est bien dommage de voir des gens isolés en ce jour joyeux.
Homme : ... Qu'est-ce que vous me voulez ?
Schlangan : On dirait que l'aubergiste vous prend pour un fou, mais cette histoire de démons m'intrigue.
Homme : Ah oui ?
Schlangan : Plutôt. Je fais le tour des mondes - et je dis bien des mondes - avec ma femme et ma fille, et j'aimerais savoir à quoi nous nous exposons. Je ne voudrais pas les mettre en danger.
Homme : Hmf. Dans ce cas vous feriez mieux de déguerpir avant qu'il ne soit trop tard.
Schlangan : Fuir ? Sans doute, si le danger est vraiment trop grand, c'est pourquoi j'aimerais en savoir plus. Ne me dites pas que vous allez rejeter quelqu'un qui vous apporte à boire, surtout lorsque vous semblez vouloir vous faire passer pour un ivrogne.
Homme : Vous avez l'œil.
Schlangan : Assez. Alors expliquez-moi. Que sont ces démons ? Vous avez parlé d'habitants morts également si je ne m'abuse.
Homme : C'est cela. Vous dites que vous visitez, donc vous ne connaissez pas les villes de ce monde ?
Schlangan : En effet.
Homme : Bien. Au nord d'ici se trouve le village de Sighisoara, l'un des plus peuplés de ce monde. Très prospère, ce village est le comptoir central de tous types de commerces du continent. Je m'y étais rendu pour des affaires personnelles il y a environ un an, lorsqu'un "incident" s'est produit.
Schlangan : Un incident ?
Homme : Alors que j'étais sur la route, on m'a raconté qu'un brouillard rouge avait recouvert le village, interrompant toute liaison pour la journée. Lorsque je suis arrivé sur place le lendemain, il n'y avait rien de particulier, et ce phénomène fut classé d'exception météorologique.
Schlangan : Mais ce n'était pas aussi simple, je suppose ?
Homme : Tout à fait. J'avais prévu de rester là-bas une semaine, mais au final j'ai dû partir en urgence deux jours plus tard.
Schlangan : Que s'est-il passé ?
Homme : Un par un, les habitants du village sont subitement tombés malades. Leur teint est devenu pâle, leurs yeux rouges. Ils ne supportaient plus la lumière du soleil. En l'espace de quelques heures, ils sont tous morts.
Schlangan : Plutôt violent. Mais alors pourquoi l'aubergiste a-t-il dit qu'ils étaient encore vivants ?
Homme : A ce moment là, j'ai fui, craignant pour ma propre vie. Lorsque des troupes ont été envoyées là-bas, les habitants étaient tous présents, bel et bien vivants, et en parfaite santé, comme si rien ne s'était passé. Ils ont alors jugé que j'avais perdu la raison, car j'étais le seul à avoir témoigné de cela, puisque normalement j'étais le seul survivant.
Schlangan : C'est assez étrange, mais quel rapport avec ces démons ?
Homme : J'y viens. Après cette révélation, j'ai fini par croire que j'avais effectivement rêvé, et j'ai voulu oublier cette affaire. Cependant, un doute subsistait, et me taraudait de jour en jour. Si bien que j'ai décidé de retourner là-bas il y a trois jours, pour voir si quelqu'un s'en souvenait, ou si un quelconque écrit avait subsisté. Tout était normal en journée. Mais la nuit venue, les démons sont apparus.
Schlangan : A quoi ressemblent-ils ?
Homme : Ils ont pris l'apparence des habitants de la ville, mais ce sont des monstres qui semblent sans âme, ils ne font que chasser de la nourriture la nuit. Je les ai vus manger cru des animaux, ainsi que des personnes normales dormant sur place. Ils m'ont attaqué pendant la nuit, mais comme je ne dormais pas, j'ai pu m'enfuir à temps.
Schlangan : Et personne ne fait rien ?
Homme : Personne ne me croit, et ceux qui se sont fait attaquer ne peuvent en général rien dire, vu qu'ils sont morts.
Schlangan : Je vois. Dans ce cas, j'irai voir ça alors.
Homme : Quoi ?! Mais c'est excessivement dangereux ! Je croyais que vous vouliez éviter le danger pour votre famille ?!
Schlangan : J'ai dit ça pour vous convaincre de parler. Je cherche quelque chose sur cette planète, et je voulais en savoir plus sur ces démons. Merci de votre aide.
Homme : Je vous aurais prévenu quoiqu'il en soit. Je ne me sentirai pas responsable de votre mort.
Schlangan : Je ne vous en demande pas tant. Si vous apprenez que le village a été rayé de la carte, c'est que je n'aurai pas trouvé d'autre moyen.
Homme : Hein ?! Mais qui êtes-vous ?
Schlangan : Le savoir ne vous apporterait rien. Bonne soirée.

Schlangan laissa donc l'individu et retourna voir Lauréline et Kimmy. Voyant qu'on l'observait, Schlangan fit exprès de parler suffisamment fort pour qu'on l'entende.

Lauréline : Alors ?
Schlangan : Bah ! Ce n'était qu'un vieux fou, ce qu'il disait n'avait aucun sens. Ça ne servirait même pas d'histoire d'horreur.
Lauréline : Je vois.

Kimmy bailla, et Schlangan en profita pour l'emmener dans la chambre en compagnie de Lauréline. Une fois arrivé en haut, il créa un champ d'énergie pour s'assurer que personne ne pouvait entendre ce qu'il disait. Il put ainsi raconter ce qu'il avait appris.

Lauréline : Mais qu'est-ce que ça peut bien être ?
Schlangan : Bonne question. Il va falloir aller voir de toute façon, je ne sais pas si c'est lié à ce que l'on cherche. Donc demain, nous irons voir cette fameuse ville au nord.
Lauréline : Très bien.
Schlangan : En attendant, je vais faire un tour, je te laisse t'occuper de Kimmy.
Lauréline : A plus tard alors, ne casse pas tout.
Schlangan : Tu me connais.
Lauréline : C'est bien pour ça que je dis ça.
Schlangan : Mouais.

Schlangan sortit donc pour faire le tour du village, et se promena jusque la nuit tombe. Alors qu'il marchait, les autres personnes se trouvant dehors s'arrêtèrent toutes simultanément, pour se tourner vers lui. Leurs yeux étaient devenus rouge sang, et toutes sans exceptions commençaient à baver comme des bêtes enragées.

Schlangan : Hmm. On dirait qu'il n'y a pas qu'un seul village qui a ce souci.

Aussitôt, tous les passants foncèrent sur Schlangan, qui les esquiva en bondissant, pour atterrir sur le toit le plus proche. Les passants sautèrent à leur tour, et purent sans problème atterrir sur le toit également.

Schlangan : Oh. On dirait qu'ils ont quelques capacités. Ne m'en voulez pas, mais je dois tester deux trois choses sur vous.

Schlangan attaqua l'un des passants en lui donnant un coup de pied, ce qui le projeta en contrebas. Cependant, celui-ci se releva, bien que ses deux bras avaient été cassés par le choc. Avec une onde de choc, Schlangan fit tomber les autres du toit. Il tendit un doigt en avant et les frappa de plein fouet avec une chaîne d'éclairs à puissance relativement réduite. Mais même après cette attaque, tous se relevèrent.

Schlangan : De vrais zombies donc. Quel ennui... Hmmm ?

Schlangan venait de repérer son informateur en train de courir, poursuivi par quelques zombies. Ce dernier trébucha, si bien que Schlangan dut intervenir pour qu'il ne soit pas dévoré. D'un coup de pied, les trois poursuivants furent projetés bien plus loin dans la rue.

Schlangan : On dirait que vos "démons" ont envahi les lieux.
Homme : ... Je savais que cela allait finir par arriver, mais comment se fait-il qu'il n'y ait eu aucun brouillard ici ?!
Schlangan : Donc vous ne savez pas non plus pourquoi ceux-là sont comme ça. Bon, je crains qu'il ne faille les éliminer.
Homme : Ils sont invincibles ! Même des balles de fusil ne leur font rien, ni même... des attaques énergétiques.
Schlangan : Vous connaissez des attaques énergétiques ? C'est déjà bien. Quel est votre nom, au fait ?
Homme : Je me nomme Rerdrig.
Schlangan Très bien, Rerdrig. Je suis Schlangan. Et maintenant voici comment on règle un problème de zombies. TOORYUKAA.

Schlangan fit apparaître dix dragons de feu, et les envoya droit sur les zombies les plus proches. Ceux-ci furent réduits en cendres, et ne se relevèrent pas cette fois.

Schlangan : Aussi simple que ça.
Rerdrig : Vous maniez le feu ?
Schlangan : Oui, parmi d'autres éléments. Ce ne sont que des applications d'attaques énergétiques.

A ce moment, une explosion retentit au niveau de l'auberge, et celle-ci fut transformée en boule de feu. De là-bas émergèrent Lauréline et Kimmy.

Schlangan : Hey. Tu me dis de ne pas tout casser, et tu fais exploser l'auberge ?
Lauréline : Je n'avais pas le choix, nous étions cernés.
Schlangan : Bon. Rerdrig, avec qui je discutais tout à l'heure, semble être un des rares non zombifiés. On peut essayer d'en trouver d'autres, et nous allons nettoyer un peu la ville.
Lauréline : Mais pourtant, tous ces gens avaient l'air humains tout à l'heure.
Schlangan : Hmm...
Rerdrig : Nous sommes cernés !

En effet, un grand nombre de zombies s'étaient regroupés autour du groupe, prêts à attaquer.

Schlangan : On pourrait tous les éliminer, mais j'ai une idée. Refroidis-les. Nous les libérerons quand le jour se lèvera.
Rerdrig : Je croyais que vous veniez de décider autre chose que les tuer ?!
Schlangan : C'est ce que j'ai dit, oui. Refroidir est au sens propre.
Rerdrig : Comment ça ?
Lauréline : HYÔRAI HIRYUU.

Lauréline fit apparaître des dragons de glace et les envoya sur les zombies, qui furent emprisonnés aussitôt.

Schlangan : Comme ça.
Rerdrig : Mais qui êtes-vous ?! Je n'ai jamais vu des gens capable de faire ça !
Schlangan : Elle s'appelle Lauréline. Vous voyez pourquoi la notion de danger était toute relative quand j'ai discuté avec vous.
Rerdrig : Oui...
Schlangan : Nous allons rester ici, mais à l'abri de manière à ce qu'ils ne puissent pas nous trouver.
Rerdrig : C'est impossible ! Il nous faut fuir le plus loin d'ici !
Schlangan : Je vous dis que ce n'est pas la peine. BAKUDÔ NO NANAJÛSAN - TOZANSHÛ.

Schlangan attrapa Rerdrig par le bras et le jeta dans les airs. Il sauta ensuite avec Lauréline qui portait Kimmy, puis une pyramide d'énergie se forma en l'air, autour du groupe.

Rerdrig : Qu'est-ce que c'est que ça ?
Schlangan : Une protection. Nous pouvons voir ce qu'il y a en-dessous, mais personne ne peut nous voir. Et comme nous sommes dans les airs, il y a peu de chances qu'ils nous trouvent par hasard. Donc dormez. Je vais observer la situation.

Schlangan resta donc à observer ce qui se passait en bas. Lorsque l'aube approcha, il remarqua que les zombies avaient cessé de tourner en rond, et que ceux-ci rentraient chez eux. Puis, lorsque le soleil fut levé, les gens commencèrent à sortir de chez eux. Tous avaient repris une apparence normale, et se comportaient comme des humains. Schlangan réveilla Lauréline, Kimmy et Rerdrig.

Schlangan : Ils sont redevenus normaux, comme si rien ne s'était passé.
Rerdrig : Mais comment est-ce possible ?
Schlangan : J'ai quelques idées. Voici ce que nous allons faire. Séparez-vous, et allez demander s'ils ont entendu des bruits pendant la nuit. Lauréline, charge-toi d'aller à l'auberge qui est détruite, pour voir ce que les gens en pensent.
Lauréline : Tu as une idée particulière ?
Schlangan : Je vais retrouver l'un des zombies qui m'a attaqué, pour vérifier quelque chose. Rerdrig, essayez de voir les rumeurs, si des gens ont disparus.
Rerdrig : En d'autres termes, ceux qui ont été brûlés.
Schlangan : Exactement. On se retrouve devant l'auberge dans trente minutes.

Schlangan fit disparaître la protection d'énergie, et les trois se séparèrent rapidement après être revenus sur la terre ferme dans une ruelle pour être plus discrets. Schlangan activa sa technique de pistage énergétique et repéra rapidement celui dont les bras avaient été brisés. Il se trouvait dans une sorte de centre médical.

Schlangan : Ah, vous voilà. Bonjour.
Homme blessé : Bonjour. Vous me cherchiez ?
Schlangan : Oui. J'ai quelques questions à vous poser, qui risquent de paraître un peu étranges sans doute.
Homme blessé : C'est-à-dire ?
Schlangan : Je vais poser la première, vous verrez. Vous avez les deux bras cassés, mais pourtant hier en allant vous coucher vous n'aviez rien, je me trompe ?
Homme blessé : Comment savez-vous ça ?
Schlangan : Une intuition. Avez-vous dormi toute la nuit ? Dormez-vous bien habituellement ?
Homme blessé : Oui. Comme toujours.
Schlangan : Et vos bras étaient cassés quand vous vous êtes réveillés, cela a dû faire mal.
Homme blessé : Oui, extrêmement, j'ai même encore mal pour le moment.
Schlangan : Comment se fait-il qu'une telle douleur ne vous ait pas réveillé ? Pouvez-vous me l'expliquer ?
Homme blessé : Je... n'en sais rien justement. C'est ça qui est étrange.
Schlangan : Je vois. Merci pour vos réponses. Rétablissez-vous bien.
Homme blessé : Merci, mais qui êtes-vous ?

Cependant, Schlangan avait déjà disparu de la pièce. Il observa aux alentours, puis retourna près de l'auberge détruite, où il fut rejoint par Lauréline et Rerdrig.

Schlangan : Alors ? Quoi de neuf ?
Rerdrig : Des gens ont effectivement disparus, mais tout simplement volatilisés. Ils étaient là hier, et plus aujourd'hui. Personne ne sait pourquoi.
Schlangan : Comme par hasard. Et toi, Lauréline ?
Lauréline : Nul ne sait pourquoi l'auberge a été détruite, mais le patron s'est réveillé dans sa pièce ce matin bien qu'elle ait été ravagée. Il pense avoir le sommeil très lourd pour ne rien avoir entendu.
Schlangan : Ben voyons. De mon côté celui dont les bras ont été cassés ne comprend pas comment c'est arrivé. Et il n'a ressenti la douleur que ce matin.
Rerdrig : Donc on dirait qu'ils sont bien humain en journée, mais ils deviennent des démons la nuit ?
Schlangan : Autant les appeler des zombies. Bon. Nous n'avons plus rien à faire ici, donc allons voir cette fameuse ville au nord. Peut-être trouverons-nous quelque chose d'autre.
Lauréline : Prenons quelque chose à manger pour Kimmy avant.
Schlangan : Bonne idée.

Le groupe alla donc se nourrir; puis ils se mirent en route vers la ville en question. Non loin de cette ville se trouvait un château en surplomb. A l'intérieur, trois personnes discutaient.

???? : On dirait que des visiteurs se sont téléportés sur la planète pendant notre sommeil.
¿¿¿¿ : En effet. Très étrangement, ces énergies me paraissent familières...
?¿?¿? : Que fait-on alors ?
¿¿¿¿ : Oh, attendons un peu. Sait-on jamais, cela fera peut être de nouvelles recrues.
???? : Leur énergie est assez élevée qui plus est. Cela pourrait être amusant.
¿¿¿¿ : Nous verrons bien dans ce cas. Fu fu fu fu fu fu...


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